République
Française
Ministère de l'emploi et de la solidarité
Direction de l'Action Sociale
Bureau RVAS/DSF2
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Jeunesse et des
Sports
Paris, le
La ministre de l'emploi et de la solidarité
La ministre Déléguée à la Famille
et à l'Enfance
Le ministre Délégué à la Ville
La ministre de la Jeunesse et des Sports
Le ministre de l'Education Nationale
à
Madame et Messieurs les préfets de région
Directions régionales des affaires sanitaires
et sociales
Directions régionales de la jeunesse et des sports
Mesdames et Messieurs les recteurs d'académie
Mesdames et Messieurs les préfets de département
Direction départementale des affaires sanitaires et sociales
Directions départementales de la jeunesse et des sports
Mesdames et Messieurs les inspecteurs d'académie,
directeurs des services départementaux de l'éducation
nationale
Monsieur le président du conseil d'administration du
fonds d'action sociale
pour les travailleurs immigrés et leur famille
Madame la présidente du conseil d'administration
de la caisse nationale d'allocations familiales
CIRCULAIRE N° DAS/RVAS/DSF2/2000/341 du 22 juin 2000 relative
à la mise en place d'un dispositif unique de l'accompagnement
scolaire : le contrat local d'accompagnement scolaire
Date d'application : immédiate
NOR : MESA0030280C (non paru au journal officiel)
Grille de classement : AS 4 46, renvoi à AS 3 31
Résumé : Poursuite et développement
des actions d'accompagnement scolaire
Mots-clés : Dispositif d'accompagnement
scolaire pour l'année 2000/2001, circulaire d'appel à
projet
Textes de référence : circulaire
interministérielle N° 98-119 du 09 juillet 1998 relative
à la mise en place d'un contrat éducatif local
(CEL)
Textes abrogés ou modifiés :
circulaire : N° 90-004 du 10 mai 1990 relative aux animations
éducatives périscolaires,
circulaire : N° 97-421 du 4 juin 1997 relative à
l'action "Réseaux Solidarité Ecole",
circulaire N° 97-505 du 15 juillet 1997 relative aux contrats
locaux d'accompagnement scolaire,
circulaire DPM/DAS/DIV/DESCO/DJVA/N° 98-377 du 23 juin 1998
relative aux dispositifs d'accompagnement scolaire.
Annexes : Tableaux
de répartition financière des crédits nationaux
pour l'année 2000 (ces crédits correspondent aux
crédits affectés précédemment aux
actions "Réseaux Solidarité Ecole")
La réussite scolaire des jeunes est un facteur essentiel
d'insertion et d'intégration sociales
L'école a pour mission fondamentale la réussite
scolaire des enfants et des jeunes qui lui sont confiés.
Or cette mission, qui constitue un véritable défi
dans des contextes difficiles et avec un public hétérogène,
nécessite une prise en compte de l'environnement de l'école
et ses deux principaux partenaires éducatifs : les familles
et les associations.
C'est pourquoi l'accompagnement scolaire défini par
la charte nationale du 7 octobre 1992 propose, aux côtés
de l'école, l'appui et les ressources complémentaires
pour les écoliers, les collégiens et les lycéens
qui en sont démunis dans leur environnement familial
et social. Ces actions sont centrées sur l'accompagnement
au travail scolaire et les apports culturels nécessaires
à la réussite scolaire. Elles ne doivent toutefois
pas se limiter à la seule aide aux devoirs mais sont
conçues pour créer les conditions favorables au
développement et à l'épanouissement de
l'enfant, en permettant notamment aux parents de s'impliquer
dans une démarche éducative et d'accompagnement
de la scolarité de leurs enfants.
L'année scolaire 2000 - 2001 sera pour l'accompagnement
scolaire une année de réflexion et de réactualisation
du dispositif actuel pour achever le travail de simplification
et d'unification entrepris par les partenaires.
Par ailleurs, il est nécessaire de redéfinir
le champ d'intervention de l'accompagnement scolaire compte
tenu de l'évolution de la politique de l'Education nationale
en matière de soutien scolaire et d'aide individualisée
pour venir en aide aux élèves qui sont le plus
en difficulté.
Mise en oeuvre d'un dispositif unique de
l'accompagnement scolaire
La juxtaposition de plusieurs dispositifs, sur un même
territoire concourant aux mêmes objectifs, a entraîné
un alourdissement des procédures ainsi qu'une certaine
compléxité dans le traitement des dossiers.
Afin de remédier à ces difficultés, il
est mis en place un dispositif unique de l'accompagnement scolaire,
pour assurer l'égalité des chances des élèves
: "le Contrat Local d'Accompagnement Scolaire" qui
se substitue aux trois précédents dispositifs
:
- les Animations Educatives Péri-Scolaires (AEPS),
- les Réseaux Solidarité Ecole (RSE),
- les Contrats Locaux d'Accompagnement Scolaire (CLAS) initiés
en 1996.
Le CLAS s'adresse aux élèves de l'enseignement
des premiers et seconds degrés, sur l'ensemble du territoire
national et en priorité dans les zones urbaines sensibles
et les Réseaux d'Education Prioritaire (les ZEP, les
REP).
Ce dispositif s'intègre naturellement dans le contrat
de ville, s'il existe ; il en constitue alors l'outil principal
de financement des actions d'accompagnement scolaire. Il devra
s'articuler non seulement avec les projets des écoles
et des établissements, mais aussi avec les autres actions
mises en oeuvre dans le cadre d'un projet éducatif local
formalisé notamment par les contrats éducatifs
locaux dont l'objectif est d'harmoniser l'ensemble des dispositifs
en matière éducative autour de l'école,
sur un même territoire.
Cette cohérence sera également recherchée
avec les réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement
des parents plus particulièrement dans leur dimension
de médiation avec l'école.
La présente instruction a pour objet
:
- de préciser les objectifs du Contrat
Local d'Accompagnement Scolaire,
- de définir les conditions de mise en oeuvre des
projets d'accompagnement scolaire,
- de fixer les modalités du pilotage du dispositif d'accompagnement
scolaire,
- de lancer la campagne d'appel à projet 2000 - 2001.
- de définir les modalités de financement du dispositif.
A- Les objectifs des Contrats Locaux d'Accompagnement
Scolaire
"La charte nationale d'accompagnement scolaire" du
7 octobre 1992, désigne par "accompagnement scolaire"
l'ensemble des actions qui visent à offrir aux enfants
et aux adolescents l'appui et les ressources dont ils ont besoin
pour réussir leur scolarité, et qu'ils ne trouvent
pas dans leur environnement familial et social.
L'accompagnement scolaire ne se pose pas en alternative à
l'école. Il constitue une dynamique d'accompagnement
éducatif qui doit répondre aux besoins spécifiques
des enfants et des jeunes. Les actions ont lieu en dehors du
temps scolaire dans des espaces ou des lieux adaptés
ou éventuellement dans des locaux scolaires et sont menées
en liaison avec les écoles et les établissements
scolaires qui conservent là un rôle primordial.
Les contrats locaux d'accompagnement scolaire ont pour objectifs
:
- de contribuer à la réussite scolaire et à
l'insertion sociale de tous les jeunes, dans la perspective
de l'égalité des chances pour tous,
- d'améliorer la qualité des actions d'accompagnement
scolaire,
- de renforcer l'implication des parents dans leur rôle
éducatif, facteur de meilleure intégration sociale
et composante indispensable à la réussite scolaire
de l'enfant.
B- Mise en oeuvre des projets d'accompagnement
scolaire
B.1. Principes généraux
Les projets présentés par les organismes à
but non lucratif peuvent prendre la forme de programmes d'actions
pluri-annuelles définis en fonction des objectifs cités
précédemment.
Ces projets devront faire explicitement mention notamment
- du caractère laïc des actions,
- de leur refus de tout prosélytisme,
- du caractère gratuit des prestations ou de la nature
symbolique de la participation financière demandée
aux familles,
- de l'ouverture des actions à tous sans distinction
de race, de religion ou de sexe.
B.2. Les projets d'action
Afin de répondre au mieux aux besoins des jeunes bénéficiaires,
tout projet doit avant son démarrage mettre en évidence
les points suivants :
- l'identification et la caractérisation des difficultés
et des besoins des élèves, en étroite collaboration
avec les enseignants des établissements des élèves
concernés, pour proposer un accompagnement personnalisé,
- la constitution de groupes de 15 participants maximum,
- la recherche de l'adhésion des élèves
et de leur famille pour favoriser leur participation tout au
long de l'année.
B.3. Intervenants, encadrement
Une attention particulière doit être portée
au recrutement et à l'encadrement des intervenants, au
suivi et à l'évaluation de leurs interventions
et à leur formation par des organismes compétents.
Il est souhaitable que la personne responsable de l'encadrement
possède un niveau de formation équivalent à
BAC + 2 et une expérience professionnelle d'animation
ou d'éducation.
La participation d'étudiants ayant accompli avec succès
un premier cycle universitaire sera encouragée.
C- Le comité national de pilotage
Un comité national de pilotage et d'évaluation
définit les orientations et les modalités du dispositif,
est chargé de son suivi et de son évaluation.
Il comprend les initiateurs de la charte nationale de l'accompagnement
scolaire : Ministère de l'Education Nationale (direction
de l'enseignement scolaire) ; Ministère de l'Emploi
et de la Solidarité, (Délégation Interministérielle
à la Famille, Direction de l'Action Sociale, Direction
de la population et des migrations), Ministère de la
Ville (DIV),Ministère de la Jeunesse et des Sports (Direction
de la Jeunesse et de l'Education Populaire) ainsi que le Fonds
d'Action Sociale pour les travailleurs immigrés et leurs
familles et la Caisse Nationale des Allocations Familiales.
D- Les comités départementaux
D.1. Mise en place du comité départemental
de pilotage
Il appartient au préfet de définir les modalités
d'articulation entre les instances de pilotage départementales
de l'accompagnement scolaire et des contrats éducatifs
locaux (sous groupe, simple coordination, etc...).
Quelle que soit la configuration retenue, l'instance de pilotage
qui sélectionne les projets et propose l'attribution
des financements comprend les services représentant les
initiateurs cités précédemment ainsi qu'un
représentant de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF)..
Le secrétariat de ce comité est désigné
par le préfet. Il sera de préférence assuré
par une CAF, une Délégation régionale du
Fonds d'action sociale, ou une Direction Départementale
des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS).
D.2. Lancement de la campagne d'appel à
projet
Avant d'organiser la campagne d'appel à projet, les
comités départementaux devront établir
un état des lieux des actions d'accompagnement scolaire
déjà engagées localement et identifier
les besoins non couverts.
Dans le cadre de la campagne d'appel à projet, il y
aura lieu :
1- de concilier autant que possible les calendriers et les
échéances de cet appel à projet avec ceux
des autres actions intégrées au CEL,
2- d'organiser l'appel à projet conformément
aux objectifs du dispositif unique d'accompagnement scolaire,
ces projets seront renseignés selon le dossier d'instruction
en annexe, qui en précise les contenus.
3- de diffuser l'information auprès de tous les partenaires
locaux concernés et en particulier dans les quartiers
et zones défavorisés : collectivités locales,
associations, établissements scolaires.
4- de favoriser l'intérêt et l'implication des
parents dans les actions d'accompagnement scolaire par la prise
en compte de la politique d'aide à la parentalité,
5- d'instruire et de sélectionner les projets en veillant
à ce qu'ils répondent aux critères d'éligibilité
et respectent les indications en matière de mise en oeuvre
des projets,
6- de recueillir l'avis des collectivités locales notamment
des sites en contrat de ville concernés et des comités
de pilotage de ces contrats
7- d'organiser le suivi et l'évaluation annuelle des
actions,
Il y aura lieu de veiller à ce que l'information diffusée
aux partenaires leur permette d'établir le lien existant
entre les CEL et les actions d'accompagnement scolaire dont
les objectifs respectifs doivent s'inscrire dans une politique
éducative globale et cohérente.
E- Financement du dispositif
Un financement concerté entre les différents
partenaires et contractualisé avec les organismes réalisant
des actions d'accompagnement scolaire sera mis en place.
Chaque organisme financeur participe au financement des dossiers
sélectionnés, selon ses orientations, ses règles
et les décisions de ses instances (modalités de
financement, traitement administratif). Les principaux financeurs
sont : la Direction de l'Action Sociale, la Direction de la
Population et des Migrations, la Caisse Nationale des Allocations
Familiales et le Fonds d'Action Sociale.
(cf. tableaux de répartition joints en annexe)
La mise en oeuvre des CLAS ne saurait entraîner le désengagement
des crédits déjà mobilisés dans
les actions préexistantes d'accompagnement scolaire notamment
celles des collectivités locales ou de l'Etat dans le
cadre des contrats de ville.
Dans la mesure du possible, des cofinancements complémentaires
doivent être recherchés auprès d'autres
partenaires du dispositif, en particulier les collectivités
territoriales.
Les aides financières sont attribuées pour une
action concernant 15 élèves, et dans la limite
du prix plafond arrêté par la Caisse Nationale
des Allocations Familiales.
E.1. Financement de l'Etat
Les crédits réservés à cette opération
par la Direction de l'Action Sociale (DAS) et la Direction de
la Population et des Migrations(DPM) sont délégués
aux DDASS ils s'élèvent pour l'année 2000
à 5,697 MF.
Les crédits de la DPM inscrits au chapitre 46.81, article
60 (santé-solidarité) sont délégués
sous forme de dotations spécifiques. Montant : 2,4 MF
Les crédits de la DAS inscrits au chapitre 46.81, article
20 (intégration - lutte contre l'exclusion) sont intégrés
dans la dotation globale déconcentrée. Montant
: 3,297MF.
Ces crédits doivent être consacrés aux
actions qui s'attacheront tout particulièrement à
l'accompagnement des jeunes les plus en difficulté, issus
de familles précarisées, ou en faible relation
avec l'Ecole, dans un objectif de prévention de l'échec
scolaire et de lutte contre les inégalités sociales.
Chaque département adressera à son financeur
au plus tard, au 30 novembre 2000, la liste des projets retenus.
E.2. Financement de la Caisse Nationale
des Allocations Familiales.
Le financement de la CNAF, dans le cadre d'un financement concerté
avec les différents financeurs, se fera au moyen d'une
prestation de service forfaitaire versée par les CAF,
égale à 30 % du prix de revient de la fonction
d'accompagnement scolaire dispensée au cours de l'exercice,
dans la limite d'un plafond fixé annuellement par la
CNAF. Pour l'année scolaire 2000 - 2001, le montant du
plafond est fixé à 32 599 F pour un groupe de
15 enfants, soit une prestation de service d'un montant maximal
de 9 780 F.
Les CAF réserveront leur soutien financier aux actions
qui, en conformité avec leurs orientations, prendront
en compte la valorisation de la place et du rôle des parents
dans la mise en place des projets d'accompagnement scolaire.
E.3. Financement du Fonds d'Action Sociale
Le FAS apportera une participation financière qui ne
pourra excéder 9 000 F par action, dans la limite du
prix plafond.
Il pourra être, à titre exceptionnel, le seul
financeur d'une action et dans ce cas sa contribution ne pourra
excéder 18 000 F. Par ailleurs, il ne sera pas tenu de
co-financer toutes les actions programmées par le comité
local de pilotage.
Le FAS veillera à financer, sous l'appellation CLAS,
les actions en cours de préparation au titre de Réseaux
Solidarité Ecole, afin d'assurer une continuité
des opérations menées, en tenant compte de la
répartition financière telle qu'elle figure dans
la circulaire DPM/DAS n° 99.437 du 22 juillet 1999 relative
à la répartition des crédits de l'action
"Réseaux Solidarité Ecole". (cf. tableaux
de répartition en annexe).
Le Directeur de l'Enseignement Scolaire
M. Jean-Paul de GAUDEMAR
|
Le Directeur de l'Action Sociale
M. Pierre GAUTHIER
|
Le Directeur de la Population
et des Migrations
M. Jean GAEREMYNCK
|
La Déléguée
Interministérielle
à la ville
Mme. Claude BREVAN |
La Directrice de la Jeunesse
et de l'Education Populaire
Mme Hélène MATHIEU
|
|
P.S : Pour consulter l'annexe concernant le dossier de demande
d'aide financière, année scolaire 2000/2001, s'adresser
au F.A.S
|