"BOUGES
TON QUARTIER !"
Les Sablons – Le Mans — Sarthe
Date de lancement et, le cas échéant, date de clôture
de l´action
Le 3 décembre 1999, le Conseil de quartier convie à
un repas une quarantaine de personnes (habitants, associations,
commerçants, institutions) pour échanger sur le
thème de la valorisation du quartier et des habitants.
Plusieurs idées, écrites sur les nappes et classées,
orienteront le cadre de l´action autour de deux axes : l´image
du quartier et la valorisation des savoirs des habitants.
Cadre, circonstances et composantes d´une phase de diagnostic
local
Présentation générale du contexte local et
du territoire concerné par l´action
Le territoire concerné est celui du quartier des Sablons
dont l´image est spontanément associée à
celle de "banlieue difficile". Ses frontières
correspondent à celles du découpage administratif
qui y distingue deux sous-quartiers (séparés matériellement
par une voie rapide) : les Sablons-Est et les Sablons-Ouest. Les
15 000 habitants vivent des situations difficiles avec le chômage,
les incivilités, les dégradations, les sentiments
de peur et d´insécurité... Le taux de vacance
des logements est important.
Le quartier offre néanmoins une diversité architecturale
avec de grandes tours qui côtoient des logements HLM de
moindre importance et des pavillons individuels.
Origine, éléments déclanchants, historique
de l´action
- Les associations du quartier, pour se faire connaître
des habitants, organisent chaque année une fête.
Parallèlement un constat s´impose et se vérifie
au travers d´études faites sur le quartier : la non
communication entre les personnes. Certains membres du collectif
souhaitent alors travailler sur d´autres aspects de la vie
du quartier. Leur volonté se concrétise en 1993
par la création du Conseil de quartier. Sa composition,
principalement associative, va évoluer avec la destruction
de 3 grandes tours du quartier. L´événement
favorise en effet l´implication croissante d´habitants
et d´anciens militants associatifs.
Le Conseil est aujourd´hui (juillet 2000) composé
de représentants d´associations, d´habitants,
d´institutions, de commerçants. Près de 15
associations y sont adhérentes comme notamment la CLCV
(Confédération du Logement et du Cadre de Vie),
Culture & Liberté, la FAL (Fédération
des Associations Laïques), Jeunes Autre´Mans..et les
comités de locataires. Par ailleurs certains militants
associatifs sont doublement impliqués puisqu´ils
habitent le quartier.
- Le 27 septembre 1997 le Conseil de quartier organise une journée
d´échanges et de propositions sur la vie du quartier.
Les idées émises vont alimenter les réflexions
pendant deux années.
- Le 29 octobre 1999, l´assemblée générale
du Conseil de quartier décide d´organiser, pour l´automne
2000, une manifestation construite par les habitants, les associations,
les institutions. Elle vise l´implication des habitants
de la conception de la manifestation jusqu´à sa réalisation,
et au-delà.
Objectifs
Destinataire(s) visé(s) par l´action
Les habitants du quartier : jeunes et adultes quelle que soit
leur origine culturelle, sociale...
Objectifs de résultats (objectif général,
objectifs opérationnels)
Objectifs généraux
- Restaurer dans le long terme le mieux-vivre ensemble entre les
habitants et dans le quartier.
- Changer l´image du quartier.
Objectifs opérationnels
- Favoriser les rencontres entre les personnes du quartier, les
échanges de savoir-faire, d´expériences...
et réaliser une idée en gestation depuis déjà
quelques années : la création d´un réseau
d´échange de savoirs ;
- Confronter les représentations du quartier des (non)
habitants pour "redéfinir" son image ;
- Développer la participation des habitants à l´organisation
de l´événement, de l´amont à
l´aval, en diminuant progressivement l´implication
des associations et institutions.
Activités initialement envisagées
Elles sont organisées autour de trois champs.
- Le champ des animations et des spectacles.
Il vise à développer les échanges au travers
d´animations : spectacles artistiques, musicaux, de rue...
maquillage, déguisements, initiation à des animations
du cirque par des jeunes du quartier, fanfare... Les animations
sont organisées par des habitants mais aussi par des compagnies
"amateurs" extérieures au quartier. Dans un premier
temps, ces animations se dérouleront dans des lieux de
vie et de rencontre du quartier pendant 2 à 3 heures. Puis
elles se transformeront en parade jusqu´au centre culturel
de l´Espal.
- Le champ sportif.
De mini-défis sportifs sont organisés par les habitants,
encadrés par eux et par des professionnels. Ainsi, l´éducateur
du plus grand club du quartier est très impliqué
dans la commission sport.
- Le champ de la valorisation du quartier comporte deux branches
:
la pêche à la mémoire et les échanges
de savoir-faire. La branche mémoire vise à retracer
l´histoire et des tranches de vie du quartier au travers
d´objets, de photos, de cartes postales... Des témoignages
seront également recueillis par des artistes qui les restitueront
sous forme de mise en scène. La branche des échanges
valorisera les savoir-faire des habitants en les exposant dans
trois "chaumières" (chapiteaux). Ces échanges
visent le partage entre les habitants de leurs passions, leurs
passe-temps... des savoir-faire artisanaux d´un haut niveau
de qualité. Il s´agit par exemple de peinture et
de sculpture de champignons poussant sur les arbres, de peinture
sur miroirs, de création florale et de poupées,
la réalisation de maquettes de bateaux et de maison, de
la pyrogravure...
Par ailleurs, des collections particulières seront exposées
dans d´autres lieux.
Moyens initialement prévus
Ce sont les moyens humains et matériels des membres du
Conseil de quartier et de leur organisation respective ainsi que
ceux des partenaires. Les réunions ont par exemple lieu
au Centre social, dans les locaux des associations (dans les bas
d´immeubles), une fois à la mission DSU... L´Espal
mettra à disposition ses locaux pour deux spectacles. Les
commerçants exposeront des éléments de la
pêche à la mémoire dans leurs vitrines.
Les ressources financières sont principalement composées
de subventions, mais des sponsors et des fondations pourraient
y participer (budget initial de 380 000 Frs)
Développement
Partenaires impliqués
Le partenariat implique près de 50 personnes aux commissions
plénières : habitants, représentants des
10 à 15 associations et des 5 grands partenaires institutionnels.
Populations participantes
Les habitants du quartier.
Partenaires institutionnels
Les principaux partenaires "actifs" sont également
les porteurs de la branche mémoire : le Centre d´Action
Sociale, le Conseil de quartier, la Compagnie Nos Bons Amis Spectacles
(NBA), le Centre culturel de l´Espal. La compagnie NBA est
une compagnie de théâtre spécialisée
dans l´organisation de spectacles, d´événements
culturels, d´animations... Elle a en charge la régie,
la logistique, la gestion administrative des artistes (contrats,
calendrier des animations...)
La mission Développement Social Urbain (DSU), localisée
aux Sablons, s´est impliquée dans le montage financier
du projet. Par contre, au cours de l´action, elle représente
surtout un relais entre les participants du quartier et l´extérieur
: élus, associations, institutions... Elle est d´ailleurs
considérée par la ville comme un "partenaire
ressource" sur le quartier.
Les partenaires financeurs sont principalement : le Service culturel
de la ville, l´État et le Conseil général
(financement du contrat de ville), la CAF, la Communauté
Urbaine du Mans (pour l´embrasement de la passerelle et
la soirée).
Modalités de déroulement de l´action, méthodologie
développée
Conception de l´action
Le repas du 3 décembre 1999 engendrera la création
des commissions organisatrices : les commissions animation, spectacles,
sport et valorisation du quartier. Composées chacune de
7 à 10 personnes (habitants, associations, représentants
d´institutions), elles vont approfondir et enrichir les
premières idées.
Caractéristiques initiales de l´action
Autonomes, les commissions gèrent elles-mêmes leurs
actions et peuvent s´organiser en sous-commissions. Elles
nomment un référent qui participe aux commissions
plénières de coordination. Chaque mois les commissions
thématiques y font état de l´avancée
de leurs travaux, échangent des idées et répondent
aux interrogations, identifient et évaluent les besoins
nécessaires (salles, matériels...).
Les commissions procèdent à une diffusion large
de l´information, et sont ouvertes à toute personne
souhaitant et pouvant s´investir dans l´événement.
Pour développer la participation, les membres des commissions
rencontrent et mettent en relation les habitants entre eux. Les
rencontres ont lieu soit sous forme d´invitation aux réunions,
soit sous forme de rencontre(s) chez l´habitant lorsque
ceux-ci ne peuvent pas se déplacer.
Des Avants ont également pour but d´informer, de
sensibiliser et d´impliquer les habitants dans la manifestation.
Organisés sous forme festive (spectacles, démonstrations
sportives ou d´arts plastiques, repas) ils créent
des moments et des espaces de rencontres entre les personnes.
Entre les mois de mai et d´août 2000, trois Avants
seront réalisés dans différents lieux du
quartier. Les deux premiers sont organisés par le Conseil
de quartier alors que le troisième s´appuie sur une
journée sportive - les Olympiades - portée et gérée
par un autre groupe d´habitants.
Ces Avants ont fait l´objet d´une communication permanente
par le biais des associations et des journaux locaux. De plus,
des affiches étaient posées dans les halls des immeubles
autour des lieux de fête.
De manière plus générale, un logo et un symbole
visuel ont été créés pour l´événement.
Des affiches et des tracts diffusent les objectifs et les idées
des commissions. Ce mode d´information est adapté
aux différentes populations du quartier et distribué
dans les halls et dans les boîtes aux lettres. Par ailleurs,
lors du marché hebdomadaire du quartier, le stand informatif
de l´équipe d´animation de la ville renseigne
les habitants sur les événements.
Développement ultérieur de l´action
En raison des objectifs larges de l´action et de son organisation,
le projet initial évolue au fur et à mesure des
idées et des opportunités : rencontres festives,
culinaires, artistiques, sportives, musicales... Plusieurs actions
sont ainsi envisagées pour la journée du 30 septembre
2000 :
- Un lâcher de ballons diffusera à l´extérieur
du quartier des invitations aux expositions futures sur la mémoire.
L´invitation ou "carte pêche" sera émise
et signée par les habitants ayant participé à
l´action par leur témoignage, l´apport d´objet...
- Une action en rapport avec la réalisation d´un
mur d´écriture a été proposée.
- L´embrasement en soirée de la passerelle qui rattache
le quartier à l´Arche de la nature (ferme ludique,
culturelle). Financée par la CUM, l´action laisse
la primeur de l´utilisation de la passerelle aux habitants,
avant son inauguration officielle.
- La journée se clôturera par un bal animé
par deux personnes.
- La question des repas reste à régler : paiement
des repas au coût de revient ou gratuité, type de
participation des personnes à leur élaboration et
leur gestion...
Moyens mobilisés, sources de ces moyens
Moyens humains
L´estimation d´un minimum de 100 habitants impliqués
dans l´organisation de l´événement est
avancée (soit 20 à 25 personnes en moyenne par commission).
Le temps consacré est difficilement évaluable en
raison du type d´implication. Par exemple, l´implication
de deux personnes de la mission DSU débute surtout à
partir de décembre 1999 pour s´accentuer quelques
mois avant l´événement avec la préparation
des Avants. Ainsi la commission Finances et l´instruction
classique du dossier au programme urbain de la ville ont fait
l´objet d´une participation surtout ponctuelle. Par
contre, l´agent de développement social s´implique
de façon plus suivie (commissions mémoire, projet
de fleurissement des balcons).
Moyens matériels
Moyens financiers
Difficultés rencontrées et solutions apportées
en cours de réalisation
Les objectifs escomptés en matière de participation
des habitants aux Avants n´ont pas été atteints,
notamment pour ce qui concerne un Avant ayant consisté
en un dîner gratuit organisé au bas des tours.
Les discussions avec les habitants induisent deux explications
possibles :
- la perception du dîner comme une fête privée
malgré la communication préalable faite autour de
l´événement. Les habitants sont donc restés
aux fenêtres à regarder.
- la gratuité du repas semblerait être mal perçue
et être associée à l´image de pauvreté,
de charité.
La mobilisation et l´implication des habitants est difficile
du fait de l´inscription de l´action dans la durée.
Elle est rendue possible grâce à l´ouverture
de l´événement qui permet à chaque
personne de s´y impliquer selon ses disponibilités
et possibilités.
Evaluation
Méthodes et outils d´évaluation de l´action
Un bilan est prévu par le Conseil de quartier et est encouragé
par la mission DSU. Mais l´évaluation est surtout
menée intuitivement au travers du bouche-à-oreille.
Certains indicateurs donnent des repères, comme faire venir
100 personnes à chaque Avant.
Données produites par l´évaluation
Principales données observées
La participation des habitants se fait croissante surtout grâce
au bouche-à-oreille qui touche de nouvelles catégories
de personnes : personnes isolées, au foyer, non impliquées
dans des associations...
Cette réelle implication tend à modifier la nature
du Conseil de quartier puisque de nouveaux groupes d´habitants
et des habitants individuels y participent maintenant.
L´implication déborde également les limites
du quartier par les contacts avec l´extérieur. Une
habitante s´est ainsi rapprochée du réseau
d´échange de savoirs d´un quartier voisin.
Les contacts visent la création d´un réseau
similaire sur le quartier.
Écarts constatés entre destinataires visés
et destinataires atteints
Les deux premiers Avants ont surtout fait participer les enfants
et peu les parents.
Points forts, potentialités de l´action
- Une réelle participation des habitants grâce à
la nature même de l´événement.
Il permet à chaque personne de s´y impliquer selon
sa motivation, sa disponibilité, ses capacités...
de l´amont à l´aval, ponctuellement ou de façon
plus soutenue.... L´hétérogénéité
des personnes (étudiants, retraités, professionnels,
artistes...) favorise les échanges intergénérationnel
et interculturel.
Par ailleurs, la participation repose sur l´auto-organisation
des habitants et la mise en place d´outils. Ainsi, un échéancier
des réunions pousse-t-il les personnes à faire avancer
leurs actions.
- L´intégration de l´événement
dans les politiques et les actions locales.
Les animations impliquent autant les commerçants que les
associations du quartier et créent des liens entre eux.
Ainsi les associations, au travers de leurs ateliers de couture,
participent-elles à la réalisation du patchwork
géant.
La mission DSU constitue un soutien aux habitants et au Conseil
de quartier en adéquation avec ses objectifs (lien social
et citoyenneté). Elle appuiera ainsi la création
d´un journal de quartier, l´organisation de goûters
pour les enfants, d´un carnaval... Elle développe
aussi pour les habitants des techniques de formation et d´animation
à la participation (les Ateliers de l´avenir), en
partenariat avec des professionnels du développement social
local.
- Les partenaires du Conseil de quartier pour l´organisation
technique et artistique.
En s´entourant de professionnels (compagnie NBA, artistes...),
le Conseil de quartier donne une envergure et une reconnaissance
à l´événement.
Le partenariat repose également sur un climat de confiance
et sur de bonnes relations entre les acteurs. Ceux-ci ne remettent
pas en cause les capacités d´initiative et de gestion
du Conseil. Ainsi, animatrice des ressources et des idées
locales, la mission DSU reste-t-elle en retrait pour éviter
l´institutionnalisation de l´événement.
Points faibles, limites de l´action
Le fonctionnement bénévole du Conseil de quartier
n´est pas adapté à toutes les étapes
de mise en œuvre de l´action. En effet, quelques mois
avant la journée festive, l´emploi d´une personne
à temps plein serait nécessaire à l´organisation
générale et au suivi de l´événement
: gestion administrative, recherche de financements, coordination
et suivi des personnes, communication, logistique...
Effets de l´action sur la dynamique sociale au sein du territoire
Le Conseil de quartier apparaît de plus en plus comme le
catalyseur des demandes des habitants en leur donnant l´opportunité
de se matérialiser. L´action permet en effet de rapprocher
et de faire collaborer les habitants ayant des idées similaires.
Inversement, les liens créés enrichissent et développent
de nouvelles idées qui pourront être lancées
lors de la journée du 30 septembre 2000.
Perspectives
La fête du 30 septembre 2000 inaugure des actions qui devraient
se prolonger au-delà de cette seule journée pour
atteindre les objectifs visés :
- La "pêche à la mémoire" devrait
aboutir en 2001 à des expositions. Pour assurer la continuité
de l´action, les personnes dont on aura "récolté"
la mémoire deviendront à leur tour des "pêcheuses".
Elles se verront ainsi attribuer une carte de "pêcheuse
de mémoire" officialisant l´action et leur statut.
Des expositions mensuelles seront organisées au centre
de l´Espal pour présenter les résultats des
différentes pêches.
- L´action de fleurissement du quartier rassemble les idées
de plusieurs habitants. Lancée à l´occasion
de cette journée, elle devrait se poursuivre au-delà
de son terme.
- La création du réseau d´échange de
savoirs
- Plus généralement, il s´agit de favoriser
les effets "boule de neige" des premières actions
même si ces effets ne sont pas encore observables ni mesurables.
Ainsi l´organisation spontanée d´animations
festives dans les micro-quartiers cadrerait-elle avec les objectifs
généraux.
Autres informations
Commentaires récapitulatifs sur l´action (en cours
ou achevée)
Valeurs fondatrices, principes de référence de l´action
La participation des habitants est un principe d´action
central des porteurs de l´événement.
Ce principe rentre dans les objectifs de la mission DSU qui s´implique
fortement pour le mettre en œuvre et qui dispose du soutien
de la ville.
Conditions de réalisation jugées nécessaires
- Les personnes : la capacité d´engagement des personnes
dans le projet et dans la vie du quartier, leur militantisme et
la richesse de leur savoir-faire vont de pair avec une vie associative
très active.
- Une autre façon de concevoir le travail et le développement
local qui donne à des projets un peu à la marge
l´opportunité d´exister. L´organisation
de cet événement repose en effet sur un type de
participation qui est lui-même fondé sur la créativité,
la spontanéité et l´inattendu. Il s´agit
ainsi d´une "démarche non rationnelle de construction
de projet" qui laisse une liberté d´action aux
acteurs tout en ayant le soutien de certains financeurs. Cette
nouvelle conception du travail permet aussi de prendre en compte
le caractère évolutif de l´action. Cette dernière
se bâtit au fur et à mesure des échanges entre
les personnes et des opportunités.
- La simplicité des actions, des idées qui restent
proches des besoins des personnes et de la réalité.
Émergence et définition du territoire pertinent
pour l´action
Le territoire est défini par les personnes porteuses du
projet qui habitent dans le quartier considéré.
Il suit ainsi le découpage administratif, ce qui permet
en même temps au projet de cadrer avec les objectifs de
la politique de la ville.
Actions similaires connues, sites contactés
L´événement est né d´une longue
maturation des idées des habitants du quartier.
Contact(s)
Yves Mochet
Président du Conseil de quartier des Sablons
6, rue des Corbières
72100 Le Mans
Tél. : 02.43.85.81.45
Virginie Morscheidt, Chargée de mission
Laurent Biel, Agent de développement Social
Mission DSU des Sablons
4, rue de l´Artois
72000 Le Mans
Tél. : 02.43.47.48.04
François Lebouc
Président national de l´association Culture &
Liberté
6, rue d´Espagne
72100 Le Mans
Tél. : 02.43.78 08 15
document joint: Bouges.doc
Ref: TF1-R6-72-63 - dernière modification le : 06/10/00
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