Cadrage dispositifs

EDUCATION

Dans le domaine des politiques publiques portées par le gouvernement, l’éducation est une  thématique à très fort enjeu et une thématique prioritaire dans le champ d’intervention du ministère en charge de la politique de la Ville.

L’accès à l’éducation constitue en effet un facteur d’égalité des chances et de cohésion sociale pour les enfants et les jeunes qui vivent dans les quartiers relevant de la politique de la ville et au sein de territoires fragiles. Ainsi, le CGET intervient dans ce domaine au titre du programme 147, notamment  au plan financier, en complément et en partenariat avec les ministères en charge de l’Education nationale et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche principalement.

Les écarts de réussite scolaire entre les élèves résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et le reste du pays constituent un défi majeur pour la société française et la cohésion sociale. Pour répondre à ces inégalités, le CGET agit en complément de la loi de refondation pour l'école de la République qui s’est donné pour objectif de réduire à moins de 10 % les écarts de réussite scolaire entre les écoles et établissements en éducation prioritaire, dont la géographie a été révisée, et les autres. Il s'agit aussi de prévenir significativement l’échec scolaire en développant les actions qui permettent de ramener vers la réussite scolaire ceux qui décrochent précocement du système éducatif. En la matière, les actions apportant de l’innovation doivent être valorisées et diffusées.

 

La thématique Education renvoie en outre à un champ extrêmement large qui recoupe de fait plusieurs politiques publiques, celle de l’Education nationale en premier lieu (Réussite scolaire, Education prioritaire, acquis des apprentissages fondamentaux,la scolarisation des enfants de moins de trois ans, les questions de sectorisation, etc.) mais aussi à des politiques publiques faisant appel à des compétences interministérielles (d’où les mesures récentes via les comités interministériels à l’égalité et à la citoyenneté) et au partenariat local. Ainsi, le rôle des collectivités locales est particulièrement important ainsi que celui des caisses d’allocations familiales et associations qui interviennent par exemple sur la question des temps scolaires et éducatifs et des préventions à mettre en œuvre au sein des établissements (formation à la citoyenneté, lutte contre toutes les formes de violences, le sexisme, le racisme, les discriminations, etc.).

Le projet éducatif de territoire (PEDT) a vocation à être le dispositif cadre de l’ensemble des actions proposées ou nécessaires au plan local.

 

REUSSITE EDUCATIVE

Si le constat est aujourd’hui largement partagé que l’Ecole ne peut pas tout, toute seule, pour garantir la réussite de tous, cet objectif requiert une approche globale de l’enfant et du jeune dans son environnement social, culturel, familial, territorial, et doit alors se fonder sur un projet partagé avec l’ensemble de la communauté éducative. C’est ce à quoi répond  la démarche de réussite éducative adoptée par l’Education nationale en lien avec les partenaires concernés, parents en tout premier lieu, et le Programme de Réussite Educative (PRE) piloté par le CGET qui permet l’animation de plus de 500 dispositifs sur l’ensemble du territoire national. Dans ce contexte partenarial accru, la politique publique de Réussite éducative permet une large mobilisation interministérielle (Education nationale, Ville, Jeunesse, Cohésion sociale…) ainsi que celle de multiples acteurs : collectivités territoriales, associations d’éducation populaire et autres, caisses d’allocations familiales, etc.

L’instruction commune ministères de la Ville et de l’Education nationale relative à « l’intégration des enjeux d’éducation au sein des contrats de ville » du 28 novembre 2014présente doncles enjeux qui doivent guider les partenaires locaux dans le champ de l’éducation et de la réussite éducative, au premier rang desquels la nécessaire articulation de l’ensemble des stratégies et actions menées par les acteurs publics et associatifs en faveur de la réussite scolaire et éducative des élèves des quartiers. Un enjeu majeur consistant à coordonner ces offres, généralistes et ciblées, sur les territoires, le PRE en structurant le partenariat et en faisant une analyse continue des besoins, apparaît comme un outil pertinent.

Enfin, concernant les programmes et les dispositifs mis en œuvre localement, l’enjeu est de passer d’une juxtaposition et d’une régulation empirique à une approche intégrée de la réussite de chaque enfant, qui parte de lui et qui intègre pleinement les parents. Sont concernées les actions qui améliorent les résultats scolaires en tant que tel (CLAS, Ecole ouverte) et permettent une ouverture de l’Ecole vers les parents, les mesures favorisant les parcours vers l’enseignement supérieur, internats et cordées de la réussite, parcours d’excellence… et ce qui favorise le Bien-être de l’Enfant.

 

 

LUTTER CONTRE LE DECROCHAGE

La lutte contre le décrochage, scolaire pour les enfants et social pour les familles, est un enjeu essentiel pour notre société à la fois humain, économique et de lutte contre la reproduction des inégalités sociales.

La catégorie des décrocheurs recouvre ces élèves de 16 à 25 ans qui ont quitté le système de formation initiale sans avoir obtenu un niveau de qualification correspondant au baccalauréat général ou à un diplôme à finalité professionnelle classé au niveau V ou IV de la nomenclature des niveaux de formation. Selon cette définition, le nombre de décrocheurs s’est établi à 156 000 en décembre 2013. Néanmoins, les réalités de terrain obligent à constater que le décrochage commence dès avant 16 ans à un moment de l’adolescence où les difficultés de certains s’accumulent : échec scolaire, manque de motivation, problème d’autorité parentale et/ou un manque de relations parents/écoles, conduites addictives, etc.

Compte-tenu des spécificités des territoires les plus fragiles, il est utile de rappeler que la définition du décrochage scolaire fait parfois encore l’objet de débats. Ainsi, pour certains acteurs locaux selon son positionnement éducatif, la définition du décrochage implique parfois une vision large du phénomène : est décrocheur l’élève démobilisé, passif ou perturbateur, absentéiste, en échec ou exclu du système scolaire ou en passe de l’être, déjà sorti ou en marge du système éducatif.

Jusqu’à ce jour, les rôles et responsabilités dans la lutte contre le décrochage scolaire n’étaient pas suffisamment identifiés. Avec la loi pour la Refondation de l’Ecole, l’Education nationale reconnaissant la place des collectivités territoriales, en 2015, les régions sont devenues chefs de file de la formation professionnelle et pilotes des acteurs de la remédiation : plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD), mise en place d’alliances éducatives et du plan « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire ». L’alliance éducative est un mode de travail pluri-professionnel autour d’un élève en risque de décrochage visant à apporter des réponses individualisées et coordonnées aux difficultés qu’il rencontre et peut être mise en œuvre dans le premier degré comme dans le second degré.

Mon espace iVille

Disposez d'un espace personnel pour mémoriser vos recherches :

Connexion



RF.jpg